RUBRIQUE CINEMA

Voici quelques unes des principales sorties de films, que vous avez pu voir ces derniers mois.



Alien, la résurrection


de Jean-Pierre Jeunet, avec Sigourney weaver et Winona Ryder.
On vous avait parlé des films à suite, eh bien voici le quatrième volet très attendu d'aventures commencées il y a presque 20 ans. D'après nos amis Ricains, Jeunet impose déjà son film comme un film culte. Il a réussi à conserver l'esprit propre à la franchise Alien, tout en injectant un zeste d'humour. A voir!!!

Le Pacificateur

avec Georges Clooney, et Nicole Kidman.
On vous avait parlé de Dreamworks, le studio de production de Spielberg. Son premier film, " Le Pacificateur", est surprenant, excitant, scotchant,brossadant, autant de mots en "ant" pour définir la première production Dreamworks. De mémorables séquences à suspense dont vos ongles ce rappeleront font de ce pacificateur une vraie réussite!!!


Le collectionneur

de Gary Fleder. Le cinéma américain est fasciné par les tueurs en série. Avec eux, c'est l'ambiance assurée. Le scénariste de ce film semble avoir, sur la question, une solide culture. Mais ses références sont plus un emprunt direct qu'autre chose. Si une femme de ménage maladroite avait mélangé les pages des scénarios du Silence des Agneaux et de Seven, on aurait à peu près ce collectionneur. Même l'excellent Morgan Freeman ressemble énormément au personnage qu'il incarnait dans Seven. Bref, c'est du déjà-vu par excellence.


Le goût de la cerise

d'Abbas Kiarostami. Au volant d'une Range Rover, un homme au visage las vagabonde dans les rues de Téhéran en scrutant les passants. Que cherche-t-il ? Tout simplement quelqu'un qui l'aiderait à mourir. Un soldat, puis un religieux refusent. Un vieil homme accepte, tout en lui vantant le " goûtdela cerise ". Original, très original...

Comme quoi, avec Kiarostami, la vie continue. Une palme d'or à Cannes a récompensé l'insolente libetré du cinéaste iranien.


Okaeri

de Makoto Shinozaki. Un couple ne va pas fort. Monsieur rentre après le boulot et s'installe comme si Madame était à peine là. Du fait, elle semble absente. Bientôt, ils en arrivent à cloisonner leur appartement. Jusqu'à ce que la femme glisse dans la folie. De l' incompréhension, le mari passe alors à la compassion. Un premier film japonais très réussi, réalisé par un des protégés de Kitano, qui sort d'ailleurs actuellement Hana-Bi.


Le bossu

de Phillippe de Broca et avec Daniel Auteuil ( dans le rôle du bossu), Fabrice Luchini, Vincent Perez. C'est au tour de Daniel Auteuil de reprendre ces mots célèbres: " Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi.". Et de faire revivre, pour une nouvelle génération, un personnage de légende immortalisé par Paul Féval dans son roman. Souvent repris au ciné, et mémorablement campé par Jean Marais, qui lui a offert sa plus mémorable silhouette. Daniel Auteuil bondit, visiblement heureux d'une performance qu'il offre aux enfants comme aux grands. Et cela se passe avec énormément de charme et de fantaisie. Ignobles trahisons, duels endiablés, chevauchées pittoresques et amours fous...tout y est. Dans le plaisir d'une parfaite qualité visuelle. A VOIR.




CINE NEWS


Philip Michael Thomas épinglé

. L'ex-vedette de "Deux flics à Miami" est poursuivie en justice par sa femme , pour violence conjuguale. La mère de 5 de ses 12 enfants l'accuse de l'avoir poussée à terre. Phillip clame son innocence.

Diana révélée.


La princesse de Galles était sur le point de signer son premier contrat pour le cinéma, quelques jours avant sa mort. Révélation faite récemment par Kevin Costner dans le quotidien" New York Post". Diana Spencer devait jouer avec l'acteur dans la suite du film Bodyguard. " Je la sentais vraiment prête pour ce nouveau tournant dans sa vie", confie-t-il Le phénomène Spice Girls prend de l'ampleur: Nelson Mandela les acceuille à leur descente d'avion comme si l'avenir de l'Afrique du Sud en dépendait, le Prince Charles se fait sans broncher pincer les fesses par leur mains expertes? John Major est tout fier de pouvoir citer au moins trois de leur prénoms...Dix-huit millions de disques vendus, un premier single number one simultanément en Angleterre et aux USA (du jamais vu depuis les Beatles),un deuxième album qui s'arrache comme le premier, et UN FILM SUR LES ECRANS LE 24 DECEMBRE, et une tournée mondiale au printemps...




Quelques gros succès au box-office

*Carton en Espagne:

Volcano:1059980 dollars (1 semaine d'exclusivité)

*Carton en Allemagne:

Bean:26096682 dollars (5 semaines)

*Carton au Canada:

The Game: 1749862 dollars (1 semaine)

Enfin, si vous êtes un irréducible de Nirvana et que vous avez 3 petits millions de dollars à dépenser, la maison de Seattle où Cobain s'est suicidé en 94 est à vendre. Exaspérée par la présence de fans venus squatter les environs, Courtney Love, l'épouse du chanteur, abandonne la propriété et partage maintenant son temps entre Los Angeles et New York...

Le cinéma est en deuil

Adieu au "vieux singe": le cinéma est en deuil. Cigare au bec, la vacherie facile, Samuel Fuller prenait le cinéma bien plus au sérieux qu'il ne le laissait croire.Il a quitté la scène à 86 ans.Westerns, films de guerre, polars, le vieux Sam excellait dans le détournement des genres. Ecrivain? Scénariste? Réalisateur? Acteur? Il fut les 4 à la fois.Il avait l'âme d'un baroudeur et l'élocution d'un fusil mitrailleur. Ses manières brusques et ses coups de gueule dérangeaient parfois, amusaient la plupart du temps. Bref, bien avant son installation en France, au début des années 80, le cinéaste avait rodé son personnage. Anarchiste, provocateur, le "vieux singe", ainsi qu'il se nommait lui-même, n'avait guère à se forcer, sachant tout sur tout, pour avoir cotoyé à peu près tous les milieux de son siècle.Un grand homme nous a quitté...



Nouvelle économique:

FRANCE TELECOM a annoncé hier la mise en place du " Club France Télécom " ouvert à tout titulaire de 20 actions au porteur, ou d'une action au nominatif. L'opérateur francais cherche en effet à fidéliser ses actionnaires,car plus de 15 % d'entre eux ont déjà revendu leur titre dans les 10 jours qui ont suivi la cotation. France Télécom décide, par exemple, d'offrir en cadeau de bienvenue, un week-end de communications gratuites sur la France (dommage pour ceux quivoulaient en profiter pour renouer leurs liens avec leurs amis étrangers,en passant un petit coup de fil à 3000 km! Mais c'est déjà pas mal à la veille de Noel). Mais, encore mieux, 1000 membres du club tirés au sort, gagneront une année de téléphone gratuite.On peut dire que c'est une véritable arme contre la concurrence. France Télécom vient également de créer un site Internet, permettant de répondre aux actionnaires, et surtout en fait de dissuader tous ces consommateurs de passer à la concurrence l'année prochaine. Pauvres concurrents, vous avez beaucoup de boulot!!!




L'affaire SOKAL

REVUE DE PRESSE: VENDREDI 26/09/97



Une question provocante à la Une du NOUVEL OBSERVATEUR : " Les intellectuels français sont-ils des imposteurs? ".
A l’origine de cette question, il y a un canular dont voici l'histoire: un professeur de physique américain était fatigué de ne rien comprendre lorsqu'il lisait les oeuvres des intellectuels français. Il leur reprochait surtout leur usage intempestif et abusif de termes scientifiques, qu'ils ne maîtrisent pas; alors ce professeur a écrit un texte à la manière de ces intellectuels, c'est à dire un texte "bourré" de références scientifiques, mais qui, finalement, ne voulaient absolument rien dire. Il écrivait par exemple que: " Le ( d'Euclide et le G de Newton, qu'on croyait jadis constants et universels, sont maintenant perçus dans leur inéluctable historicité ". Ce texte, absurde, a ensuite été envoyé à une prestigieuse revue de sociologie américaine, qui l'a trouvé formidable et qui l'a publié sans en changer les termes. Fort de ce succès, Alan Sokal sort aujourd'hui un pamphlet contre nos intellectuels; il s'en prend à Lacan, à Deleuze, à Baudrillard, à Virilio, et utilise contre eux une arme terrible, c'est à dire qu'il les cite, il reprend les passages les plus savants et les plus incompréhensibles de leurs textes.
LE FIGARO publie d'ailleurs un florilège de ces formules énigmatiques. Un seul exemple: celui de Félix Guattari, qui parlait de "la catalyse machiniste multidimensionnelle et multiréférentielle" ou encore du "caractère pathique non discursif de la transversalité".
Dans le Nouvel Observateur, vous lirez aussi la défense de ces intellectuels, notamment avec Pascal Bruckner, qui parle des censeurs américains, à qui il manque le goût du style et le goût du paradoxe pour apprécier à sa juste valeur l’esprit français. Dans le Figaro, Georges Suffer remarque que le canular de Sokal date déjà de deux ans et que c’est la première fois qu’on en parle en France, alors qu’il a fait beaucoup de bruits aux Etats Unis.Jusqu’à présent, les intellectuels français ne s’étaient pas défendus face à cette attaque. Ce qui fait dire à Georges Suffer que nos “Grosses têtes” ont prouvé dans cette affaire qu’elles manquaient de courage.


Le débat sur la RTT

( Réduction du Temps de Travail ), c’est à dire le débat sur “les 35 heures”.

Les ECHOS indiquent en première page que la Conférence sur l’Emploi est menacée de boycott car le CNPF est prêt à jouer la rupture. Le patronat est passé de l’action psychologique à une véritable déclaration de guerre; il ne veut pas d’une réduction généralisée du temps de travail, avec une loi qui fixerait une date butoire pour les 35 heures. Dans LIBERATION, Dominique Strauss-Kahn indique que pour passer aux 35 heures, il ne faut rien exclure et qu’une loi cadre imposant les 35 heures n’est pas la seule méthode possible, mais qu’il pourrait y avoir aussi une loi balai après des négociations.Le Ministre de l’économie affirme que les socialistes n’ont jamais promis les 35 heures payées pour 39 heures. Ils ont simplement promis qu’il n’y aurait pas de baisse de salaire. Autrement dit, les salariés peuvent s’attendre à des sacrifices sur leur augmentation à venir.




L'anniversaire du Point


Le POINT du vendredi 26/09/97 est un numéro anniversaire pour fêter ses 25 ans. Et c’est une montagne de chiffres qui est publiée dans ce numéro spécial.Le Point a décidé de nous raconter par les chiffres un jour en France. Un jour en France, c’est 2000 bébés qui naissent, c’est 700 mariages, 300 divorces; c’est la Sécurité Sociale qui dépense 5 milliards de francs ou ce sont les contribuables qui paient 28 millions de francs pour financer le bel avion de combat Rafale.Le point a voulu rendre ces chiffres palpables, tangibles, concrets; les mettre à la portée de notre cervelle.Alors, en chiffres, vous pouvez lire ce qu’est une journée à la prison de la santé, une journée à la très grande bibliothèque de France, une journée à la Galerie Lafayette, ou bien encore une journée dans notre corps humain.On apprend par exemple que chaque jour, le cerveau doit prendre 5000 décisions.C’est sans doute pour cela que l’on se couche si fatigués!



DIANA

DIANA, VERITABLE MINE D'OR



Le tragique accident


La princesse de Galles, Lady Diana, mère du futur roi d'Angleterre est décédée, le 31 août 1997 à l'âge de trente six ans, dans un terrible accident de la route survenu dans le souterrain du pont de l'Alma à Paris. Depuis lors, les médias du monde entier ont consacré à l'événement une couverture quasi sans précédent.Une vie mouvementée Tout la destinait à devenir reine d’Angleterre, mais elle a préféré être une princesse et moderne. Pour le meilleur et pour le pire. Le 28 juillet 1981 Charles et Diana se marient en la cathédrale St Paul, à l’abbaye de Westminster. Après de multiples conflits avec la Reine Mère, ils divorcent le 28 août 1996. C’en est ainsi fini du “plus beau mariage du siècle ”, célébré en grandes pompes, dans la liesse d’une belle matinée ensoleillée de 1981. _Un divorce fructueux.Diana ne partira pas sans compensations, et compte bien garder un rôle important dans la vie de la royauté britannique. Elle aimerait être l’ambassadrice du royaume à travers le monde. La reine n’acceptera jamais qu’elle garde son titre d’Altesse Royale. Diana souhaiterait donc simplement se faire appeler “ Diana, princesse de Galles ”. Même si Buckingam affirme qu’aucun détail n’est encore réglé, Lady Di devrait continuer d’habiter son palais de Kensington, et garder ses bureaux de Saint James Palace. Mais on parle aussi d’une maison de campagne et d’un petit pied-à-terre dans le centre de Londres. Personne ne connaît encore le montant des compensations financières qui lui seront accordées. Certains avancent le chiffre de 8 millions de francs par an, d’autres pensent plutôt à une somme forfaitaire de 120 millions de francs. Une chose est sûre : la princesse est habituée aux fastes de la Cour, et a pris certaines habitudes - les Anglais lui ont assez reproché le coût de ses petits tailleurs -. Elle ne se satisfera pas d’une simple aumône. Mais, et c’est sans doute le plus important, elle devrait toujours superviser l’éducation de ses enfants.

Un véritable buisness gravite autour d’elle.

Publié en Angleterre le 3 octobre et paru en France sous le titre de “ Princesse amoureuse ”, le best-seller de James Hewitt, amant de Lady Di de 1986 à 1991, a défrayé la chronique. Mise au ban de la société britanique, il a quand même gagné 25 millions de francs, pour avoir révélé sa liaison avec la princesse.

Une rose qui rapporte


Une rose appelée "Diana Princesse de Galles" est devenue si populaire en Grande-Bretagne que les acheteurs doivent attendre deux ans pour se l'offrir, rapporte mercredi le quotidien The Times. Diana avait été décrite comme la"rose d'Angleterre" par la pop star Elton John dans une adaptation de sa chanson "Candle in the Wind", interprétée lors de ses funérailles. Cette chanson, véritable succès intrenational, a rapporté jusqu'à présent beaucoup d'argent.



LE BIZUTAGE HORS LA LOI



C'est , à chaque rentrée, la spécialité d'un très chic établissement catholique parisien, le collège Stanislas, qui prépare aux concours des plus prestigieuses écoles scientifiques. Les nouveaux, les bizuts, sont invités par les anciens à déguster sous les huées et les injures" la soupe de Stan ", un ragoût immonde, mélange de nourriture pour animaux, de têtes de poulet bouillies, de tibias de porc, épicés d'ingrédients guère plus comestibles. Vêtus de sacs-poubelles et de couches-culottes, les impétrants doivent également se soumettre aux caprices des bizuteurs et de leur chef, le "Z".La soupe de Stan, qui s'est longtemps dégustée en plein jardin du Luxembourg, s'avalait depuis peu dans des endroits moins voyants. Cette année, elle risque de ne plus être au menu. En effet, un comité national antibizutage, qui réunit 17 organisations - parmi celles-ci, les principaux syndicats d'enseignants et des associations de parents d'élèves -, a décidé de mener une vaste campagne pour lutter contre des rites de plus en plus violents et humiliants qui ne sont plus l'apanage des seules grandes écoles ou des facultés de médecine, au point d'avoir parfois gagné le secondaire." C'est la mise en examen, en avril dernier, de 6 internes d'un lycée professionnel des Yvelines pour viol en réunion qui a déclenché notre action, explique Alexandre Andular, un enseignant en philosophie de Limoges qui coordonne ce comité. Le pire, c'est que les élèves qui bizutent n'ont pas le sentiment de mal faire puisque c'est toléré par certains professeurs." Le président de l'Association des usagers de l'administration, Jean-Claude Delarue, régulièrement interpellé par des parents effarés, vient de créer un numéro de téléphone SOS Bizutage ( 01.42.72.11.15 ). " Chaque rentrée, dit-il, nous enregistrons des témoignages consternants." Il ne s'agit pas de monômes aussi puérils qu'imbéciles, mais de rites aux relents douteux tels que le "marché aux esclaves" - les bizuts sont vendus aux enchères aux anciens qui peuvent en disposer pour des corvées où l'on rivalise de sadisme - ou de brimades humiliantes à connotations sexuelles, dont les filles sont les premières victimes. Elles en sont aussi parfois les instigatrices. Une étudiante en médecine s'est d'ailleurs illustrée il y a quelques années en imaginant une séance de sodomie de bizuts avec des cierges..."Impossible d'échapper à ces rituels, écrivent les auteurs d'un livre sur le sujet t "Du bizutage et de l'élite des grandes écoles", de Davidenkoff ), sous peine d'être privé de polycopiés en médecine, ou, comme c'est le cas aux Arts et métiers, de se voir étiqueté HU (hors usinage) et d'être interdit de l'annuaire des anciens, un réseau indispensable pour la carrière." Longtemps, la plupart des chefs d'établissement ont fermé les yeux sur ces pseudo-"rites d'initiation". Bernard Lefevre, responsable des questions pédagogiques au Syndicat national des personnels de direction de l'Education Nationale (SPNDEN). "De la même manière que la pédophilie n'est plus un sujet tabou, le bizutage commence à être remis en question."



CHIRAC INAUGURE L'U.T.T



Il n'est pas venu dans le lit de De Gaulle, comme certaines mauvaises langues l'avaient prédit, mais dans une safrane.A l'occasion de la visite présidentielle de l'U.T.T, plus de 1400 personnes étaient présentes sur le site: étudiants, personnel de l'U.T.T, enseignants-chercheurs, invités...Dès son arrivée, Jacques Chirac a dévoilé la plaque inaugurale en présence des invités sur l'esplanade.Accompagné de Paul Gaillard, Directeur de l'école, il s'est ensuite prêté‚ à une visite du laboratoire de nanotechnologie et instrumentation optique, puis de la bibliothèque où des étudiants travaillaient comme si de rien n'était ... Ce fut alors l'heure du discours tant attendu du Président, qui annonça alors sa rentrée politique, en contrant les récentes mesures prises par le Parti Socialiste, en matière d'emploi. Puis, à l'issue des discours, les invités furent conviés au cocktail servi en plein air. Mais, avant tout, Chirac souhaitait rencontrer des étudiants. Il ne fut pas déçu : 80 étudiants l'attendaient pour son accueil, 70 personnes se mettaient au travail dans la bibliothèque à l'approche de ses pas, et 20 autres lui avaient réservé des démonstrations de CFAO, un autre type de simulation de travail que celui de la bibliothèque. M. Chirac a d'emblée instauré un contact avec les étudiants, en les saluant d'une poignée de main ferme et énergique et en leur faisant part de quelques paroles d'encouragement. Un accueil chaleureux pour la rentrée de Septembre du Président, et cela sous le soleil troyen, fait de cette inauguration une journée mémorable.


Portrait de David Alfano



Ce soir-là, lorsque David Alfano arriva sur le parking de la résidence universitaire, dans laquelle il est installé depuis un an, il paraissait épuisé par sa journée.
Cet étudiant de 19 ans s’approcha de moi pour me saluer. Je le connaissais à peine, mais les traits de son visage me semblaient familiers; cela étant certainement dû à sa remarquable ressemblance d’avec son frère aîné, ancien étudiant à l’Université de Technologie de Troyes.

Ses yeux marrons brillaient, et dégageaient une certaine déception, liée à l’idée de retrouver sa petite chambre dans laquelle il ne se sent pas à l’aise.

Assez froid en apparence, il entama cependant la conversation en esquissant un léger sourire. Après quelques minutes de discussion, il me parût sociable et agréable. Il me parla de ses vacances en Italie, un pays qu’il connaît bien de part ses origines, ses parents étant tous les deux italiens. Ses origines ne m’étonnaient pas: ses cheveux étaient bruns légèrement frisés, ses yeux marrons, et son teint relativement mât.
Ses épaules larges, ainsi que son assez forte corpulence s’expliquaient plutôt par sa passion du karaté, qu’il pratique avec frénésie depuis quelques années.

Il plaisantait beaucoup avec moi sur divers sujets, mais tout en restant assez réservé; ce qui le rendait quelque peu mystérieux. J’expliquai ce fait par son tempérament ambitieux; en effet, pour lui, la plaisanterie est une chose et ses objectifs professionnels en sont une autre. En réalité, il s’intéresse de très près à la construction automobile, un secteur d’activité dans lequel il souhaiterai exercer après ses études.
Il me raconta les parties de pêche qu’il adore faire en famille, chez lui, à Saint-Yorre. Il me fit comprendre, sans trop le dire, qu’il se contente de plaisirs simples et profite de chaque instant de ses temps libres. C’est alors qu’il me dicta sa devise dans la vie: “ Carpe Diem, mon ami. Profite du moment présent.” Cette phrase n’étant évidemment pas de lui, je lui ai donc demandé s’il avait aimé le film: “Le cercle des poètes disparus”, il me répondit qu’il avait adoré, mais qu’il préfère en général les grosses productions hollywoodiennes: “ J’adore les films à gros budget, avec de nombreux effets spéciaux, comme les superproductions de Steven Spielberg . En fait, je déteste les films à l’eau de rose, ainsi que les soap-opéras ”.

Mais ce qu’il préfère avant tout, c’est retrouver sa petite amie , habitant dans une ville lointaine, et pourtant si proche dans son coeur...

C’est pourquoi, nous ne pouvons apercevoir David que très rarement le week-end , en route vers l’élue de son coeur dès le vendredi soir, pour ne réapparaître que le lundi matin à l’aube, à Troyes.